Eco centre du Périgord 3
Quelques détails...
Histoires illustrées
Non, mais z'avez vu ce qu'elle fait de mes dessins ??? Franchement !!!
Sacrée Pénélope,
Tu ne pouvais pas donc faire de la compote
Plutôt que de t’échiner
A encore et toujours tapisser ?
Sacrée Pénélope
Vois-tu comme tu es devenue myope
Alors que n’as-tu pas joui
Encore et encore de ta vie ?
Pénélope sacrée
Par ton amour autant accaparée
Est-ce donc le poids de tes pensées
Qui t’a ainsi autant courbée ?
Pénélope sacrée
De lui tu n’as pu te sevrer
De lui tu n’as pu te libérer
Ne serais-tu pas un tout petit peu timbrée ?
Texte Isabelle TOROS
Ben moi je dis, encore ! encore ! encore !!!
Dictons, maximes et poésie
Très fort Alphonse... J'adore !
Rimes riches à l'oeil
L'homme insulté‚ qui se retient
Est, à coup sûr, doux et patient.
Par contre, l'homme à l'humeur aigre
Gifle celui qui le dénigre.
Moi, je n'agis qu'à bon escient :
Mais, gare aux fâcheux qui me scient !
Qu'ils soient de Château-l'Abbaye
Ou nés à Saint-Germain-en-Laye,
Je les rejoins d'où qu'ils émanent,
Car mon courroux est permanent.
Ces gens qui se croient des Shakespeares
Ou rois des îles Baléares !
Qui, tels des condors, se soulèvent !
Mieux vaut le moindre engoulevent.
Par le diable, sans être un aigle,
Je vois clair et ne suis pas bigle.
Fi des idiots qui balbutient !
Gloire au savant qui m'entretient !
Alphonse ALLAIS
Histoires illustrées
Cinq heures du mat. Sa décision est prise. Elle se lève, doucement, sans bruit. Lui, ne bouge pas. Elle enfile un jean, puis un pull et ne boit même pas un café. Elle se dirige vers le salon, s'assoit et s'empare de la boîte à cigares trônant sur le bureau. Elle l'ouvre, cherche la paire de ciseaux rangée au fond du tiroir de droite. Elle commence par couper chaque extrémité et forme un joli petit tas qu'elle regarde ironiquement avec un petit sourire triste et malheureux aux commissures des lèvres. Puis elle forme une ligne de ce qui reste des cigares et les prenant un par un se met à les découper dans le sens de la longueur. Elle pose alors par terre, bien à plat, les feuilles de tabac ainsi dégagées et appuie fortement dessus pour qu'elles ne soient plus qu'un seul morceau. Elle attrape le tabac resté sur le bureau et d'un geste salvateur le répand sur les feuilles. Ensuite, elle écrase le tout de ses pieds restés nus. Elle prend une feuille de papier, la plie en deux et écrit un mot. Un seul. Puis dépose ce mot sur le sol devenu marron. Enfin, elle enfile ses chaussures, agrippe son sac, se regarde au passage dans la glace de l'entrée et claque la porte. Sur le mot est écrit : adieu.
Texte Isabelle TOROS, photo JMC écocentre du Périgord
Graphisme...
Recherche au bord des lacs...











